Archive for the ‘Vegas 2010’ Category

Plus de petits, moins de gros !

Lundi, juillet 5th, 2010

[By LeScribe] 

Non, ce n’est pas une revendication pour favoriser les gens de petite taille et fustiger ceux qui oublieraient de commander des Diet Coke ou des Red-Bull Sugar Free pour accompagner les double-quarter-pounder chez Burger King et prendre ainsi un embonpoint si facile à assumer ici. 

Non, ce que je veux décrire par cette phrase, c’est la façon dont se déroule mon séjour pokéristique ici.

Si j’ai la chance de gagner un pot, il sera petit, quand je les perds (et ils sont plus nombreux), ils sont gros

Donc, dans la balance, tout ce qui est en positif est petit, tout ce qui est en négatif est gros :-( 

Et tout joueur de poker sait bien que pour gagner, c’est le contraire qui doit se produire. 

Malheureusement, la tournure du blog de cette année s’est transformée en complainte de joueur perdant. J’ai horreur de çà, ce n’est bien entendu pas ce que je voulais infliger à mes lecteurs cette année, d’autant que l’année dernière s’était plutôt déroulée comme sur un nuage… 

On dit : “Il y a des jours avec et des jours sans“, Eric me dit qu’il y a peut-être également “des Vegas avec et des Vegas sans“.

Quel philosophe, cet Eric, on voit qu’il tient de son père, le grand Matt Houston

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Mais force est de constater (on dirait une expression de commentateur sportif) que cette année le sort s’acharne contre moi.

 Soit en étant toujours du mauvais côté du set-up : j’ai les Dames, elle a les Rois, j’ai les Rois, il a les As, etc…, soit en tombant sur des bluffeurs invétérés qui entament mon tapis en me faisant coucher la meilleure main, soit encore avec des inconscients qui suivent des relances préflop avec des bouses et qui massacrent mes fortes mains. 

Petit résumé du dimanche : 

Tournoi du Binion’s (que remportera Hélène, au passage), 15.000 jetons de départ, bonne structure.

Je toucherai de très bonnes mains (A-A, A-T qui fait Full, etc…), mais au début du tournoi, lorsqu’il n’y a pas beaucoup de jetons à prendre dans les pots et quand les joueurs préfèrent attendre un meilleur spot. 

Je perdrais ensuite la moitié de mes jetons sur un squeeze que je trouve joué correctement de ma part, mais que mon adversaire, un Asiatique décérébré me volera finalement : 

Blinds 200-400.Je suis de BB à 400, justement. Un limper en UTG (mon Asiat, immédiatement à ma gauche, avec le croupier entre nous deux), deux limpers, trois limpers, quatre limpeurs !!!!Arrive mon tour de parole : je relance à 2.500 avec Ac-Qc, tout de même.

Et l’UTG décérébré, avec 3 personnes encore à parler derrière lui et n’ayant payé que 400, complète à 2.100, sur son tapis de 11.000 environ ! ! 

Bien sûr, je ne trouverais pas mon flop : K-6-2. Je checke en faisant du cinéma, il donk-bet 2.500 à son tour et je suis lentement. Turn : 4. Check-check. River, je ne sais plus, mais je checke et il envoie 3.000.

N’ayant rien trouvé je ne peux rien faire d’autre que jeter et regretter mes 5.000 jetons investis.

Ce Champion du Monde de lecture de sabot me montrera ensuite ses cartes : il m’avait suivi préflop (de 400 à 2.500) avec 6-4 dépareillés !

Wow… 

Plus tard, j’enverrais mon tapis avec K-Q immédiatement callé par A-K.

Un mini-miracle : je touche une Q et double. 

Mais plus tard, après avoir encore perdu quelques jetons, je partirais à tapis avec 8-9, payé par le même joueur qui possède à ce moment une paire de Dix servie. 

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 De gauche à droite :

Thierry (que nous appelleront poliment “l’aîné”), un random Américain,

Eric (que nous appellerons poliment “le grand tout maig’”), un autre random Américain,

LeScribe (que nous appellerons poliment “le petit gros et chauve”)

 

 

Je pars ensuite boire un coup avec Eric au Golden Nuggets, afin de digérer un peu la sortie du tournoi. 

Puis j’irais tenter le “petit” tournoi de 19h du Sahara à 45$ + rebuy possible à 20$. 

Je vais jouer 2 mains et 25 minutes, en me faisant craquer A-J que je relance fort préflop et qui touche son J au flop, par 10-3 qui fait couleur.

Normal. 

Ensuite, je suis sur le point de craquer des As à mon tour en suivant une relance préflop à 400 (je suis BB à 100) limpée déjà 3 fois avec K-Q suited.

Le flop est magnifique : K-Q-4 !Je checke, le raiser initial envoie 500, les 2 autres se couchent et j’envoie le tapis.

Il insta-call avec A-A et je suis content de doubler mon stack.

Turn : 3

River : As

Ben non, alors, moi, j’ai pas le droit de craquer les As. 

Rebuy de 20$ ?

Même pas, je suis trop noir, ça sert à rien d’insister. 

Retour ensuite à l’Imperial Palace via le monorail qui me permet (difficilement) d’assister au feu d’artifice du 4 Juillet

Poker–room pleine à craquer : demain commence le Main Event des WSOP et il y a une tonne d’étrangers assis aux tables. 

J’aime bien faire le tour des tables de cash-game avant de m’asseoir afin de ne pas me caver à 200$ quand j’ai 8 adversaire à + de 500, c’est idiot.

Mais le manager me dit que ce n’est pas possible ce soir (équilibre des tables) et me désigne un siège à la table qui me plait le moins. Ca commence bien. 

Encore une fois, pas de gros pots gagnés, mais je sortirais heureusement très légèrement positif après avoir tout même : 

-      Touché A-A, craqués par 6-5 qui trouve 2 paires.

-      Touché couleur à pique au Roi… face à la couleur à pique à l’As de mon adversaire

-      Touché Ac-Qc qui trouve Ah-Ad-Qd au flop, Kd à la turn et 3s à la river : 2 adversaires, pas un seul qui ne touche quinte ou couleur et que je peux déstacker :-(  

Enfin, Hélène rentre du Binion’s avec son trophée, une excitation au plus haut et l’envie de payer son coup, surtout, ce que l’on ne va pas oublier de faire ! 

On chercher un random bar avec de la random musique et en fait, on découvre que l’IP possède un karaoké à l’étage, endroit idéal pour lâcher toute l’adrénaline d’une victoire !

Quelques randoms américains nous font un show karaokéien : ils chantent comme des dieux, ne lisent pas les paroles sur l’écran tellement-ils-connaissent-la-chanson-par-coeur, passent dans le public avec le micro…

Wow, sont forts, ces performers américains !  

Hélène et Thierry se décident tout de même à s’inscrire pour 2 chansons : “The Boxer” de Paul Simon et “Bohemian Rapsody” de Queen, mais le G-J en décide autrement, car il va fermer :-(  On s’en fout, on chantera quand même Bohemian Rapsody à tue-tête dans la salle qui commence à se vider… A cause de nous ?

Non, non, vous avez bien lu, je ne me suis pas trompé ^^

Ce n’était pas un D-J (un Disc-Jockey) qui tenait le karaoké, car vu l’âge de l’homme aux platines, qui faisait passer Maître Yoda pour un enfant tout juste sorti de la maternelle, mais bien un G-J : un Gramophone Jockey ! 

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“La chanson que tu veux, tu chanteras et les paroles sur l’écran, tu suivras”. 

 

 

Bonus : 

Les manèges de fous de la Stratosphère, à 350m de hauteur, vu depuis le pied de la tour : 

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Oui, il y a bien 2 personnes vivantes (*) dans les nacelles qui sont au bout des tentacules 

(*) constatées vivantes avant le lancement du manège par Maître John Skywalker, huissier à Reno, Nevada. 

Bonus pour adulte : 

L’Américain moyen n’est pas toujours très classe après avoir usé des produits –complètement licites- vendus sur cette avenue que l’on appelle le Strip : 

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“Je suis rouge, et alors ?” 

 

 

[To be continued]

Heureux au jeu, malheureux en amour…

Dimanche, juillet 4th, 2010

[By LeScribe] 

…et j’ai une femme merveilleuse et qui m’aime.

Trop.

Surtout aujourd’hui.

T’aurais pu faire un effort, mon Ange. 

Ben ouais. 586 joueurs restants au début du Day 2, la moyenne à 19.500 sur des blinds à 75/300-600, une tripotée de joueurs avec moins de 10.000, moi 5.125.

Pour tous ces joueurs, ce n’est plus une question de savoir jouer au poker ou non qui va déterminer leur entrée dans l’argent ou non.

Ce sera juste une question de chance.

Et ce n’est pas une des caractéristiques première de LeScribe. J’ai tendance à porter chance aux autres, mais à moi, non. 

On redémarre donc en milieu de Niveau 9, pour lequel il reste 25 minutes à jouer.

A ma table, il y a 3 short-stacks comme moi, qui oscillaient entre 4.000 et 10.000, 5 joueurs à la moyenne et un gros tapis avec environ 45.000 à vue de nez.

A la table d’à côté, Roger Hairabédian est très short aussi, il a environ 10.000. Par contre, même s’il sortira avant moi, il aura au moins eu la chance de voir s’asseoir Kara Scott à sa gauche. 

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Tant qu’à mourir, autant mourir auprès de la plus jolie joueuse de poker au monde. 

Mon voisin de droite,  le Québécois Samuel Chartier, tombe sur un spot magnifique lorsqu’un joueur part à tapis avec J-J, qu’un autre le paie avec A-8 et que lui relève une magnifique paire de Dames !

Je lui souhaite “bonne chance” avant que le croupier ne sorte les 5 cartes communes.

Il sortira le joueur avec l’As, affaiblira considérablement celui avec les Valets et triplera son tapis. 

Dans ma tête, je demande la même config au croupier, ça m’irait très bien.

J’ai tout de même réussi à terminer le niveau 9, en faisant tapis 2 fois. La première avec K-Q, je ne prends que les blinds et antes. La deuxième, on the very next hand, avec As-Js, en ne prenant que les blinds et antes.

Bon, j’ai gagné 2 tours de table en passant à environ 8.000.

Mais les 2 tours vont vite et on arrive à la fin du niveau, il me reste 5.200 après le chip-race. 

Pause, cérémonie d’attribution, dans l’autre salle d’un bracelet à un joueur américain. Hymne national. Tous les joueurs et les croupiers debout, certains avec la main sur le cœur. C’est beau et émouvant. 

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Bon, allez, retour au jeu. Il reste quand même une main à jouer avant de sauter, quoi !

Donc, en cette première main du retour de pause, blinds 100/400-800, un joueur en fin de parole relance à 2.000, je soulève 8-8, je ne peux qu’envoyer mon énoooooorme tapis de 5.200. Il réfléchit tout de même 2 secondes, car il ne lui reste qu’environ 12.000 en tout, mais paie avec As-10s

Mon pourcentage préflop est donc de 55% de l’emporter, je suis donc devant d’un poil. Il faut éviter 3 As et 3 Dix.

Le flop Ah-Ac-4d me rappellera que je suis heureux en amour :-)

Je tombe donc à 7% de chances de m’en sortir, il ne reste plus que 2 Huit pour me sauver.Ils ne viendront pas.

Je me console en me disant qu’en poussant le reste de mes jetons au milieu, j’avais la meilleure main. Après, c’est un coin-flip

Je termine aux alentours de la 490ème place sur les 3.844 du départ, à 100 places de l’argent, alors qu’une centaine de joueurs avaient déjà été éliminés en ce début de jour 2. 

Close to the miracle.

But only close. 

Allez, je rejoins mon ami Eric au bar de l’IP, nous tenterons l’alcoolisation pour oublier, mais cela restera soft, à base de Maïtaï que Thierry n’arrive pas à prononcer mais très bien à boire. 

Si le Maïtaï ne nous saoule pas, les croupiers-chanteurs de l’Imperial Palace, en revanche… 

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Des vrais sosies de chanteur de country connus

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Des vrais sosies de chanteur de rock connus

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Des vrais sosies de chanteur de pop connus (sur l’estrade, faites un effort, quoi)

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Des vrais sosies de chanteur de funk connus

(J’aime bien le comique de répétition. Oui, j’aime bien le comique de répétition)

Puis, rejoins par Ayesha et Elisa, nous partirons sur Fremont Street pour la Random Night (cherchez pas, fallait être là), rejoins ensuite par Pedro pour manger au Red Sushi du Golden Nuggets, se relaxer au bord de sa piscine (celle avec les requins dedans) : 

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Non, les photos ne sont pas de travers, c’est moi qui le suit, allongé sur un random canapé rond au bord de la piscine du GN : 

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Profitons ensuite de l’animation de cette folle rue et de ses casinos : 

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Non, le Père Noël n’est pas broke.

Il vient juste de s’installer à Las Vegas pour les vacances.

Ben oui, c’est Juillet, quoi. 

 

 

Freddy Mercury sera à tout jamais au-dessus de nos têtes 

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We are the Champions… 

Ouais, enfin pas lui ! 

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Bon, on voulait rentrer en voiture, mais je n’arrivais pas à monter dedans… 

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Forcément, avec des amortisseurs à gaz comme ça, ça n’aide pas les gens petits comme moi… 

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Retour via le Wynn, où Steve Wynn, le patron me sponsorisera mon tournoi de demain en 5 minutes, tout en m’offrant des Mojitos

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Sympa, ce Steve. 

L’histoire est partie sur un délire de jouer full bankroll dans une random machine à 1 cents.

J’avais 500$ dans la poche, j’ai donc mis 500$ dedans.

Et puis j’ai appuyé sur le bouton “Max Bet” (env. 3$ le spin).

1x.

2x.

3x… et là, BAM ! (onomatopée signifiant quelque chose qui tombe)

Bonus, double-spin, free spin + free spin + free spin… qui s’enchainent : la machine à joué toute seule pendant 5 bonnes minutes sous nos yeux médusés et à finit par ajouter 208.95$ à ma bankroll :-) 

Bien sûr, je rassurre mes lecteurs, je ne suis pas fou, si ce genre de bonus n’était pas arrivé très vite, j’aurai arrêté à 480$ restants…Y a quand même aucun skill dans ce genre de machine !Mais quand ça tombe, ça tombe. 

Finalement, le poker, la chance, tout ça… Va falloir que je me repenche sur mes vrais intérêts. 

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Allez, aujourd’hui c’est ravioli, euh non, c’est 4 Juillet et si ça, c’est pas une date à base d’Américanitude et de Patriotage… 

Aujourd’hui, c’est la Fête Nationale américaine (pour les incultes qui me lisent (*)), je pense qu’il va y avoir du drapeau américain dans les rues, du God Save… euh non, du Star Spangle Banner dans les hauts-parleurs… et des pigeons aux tables de cash-game ? 

(*) Note du Rédacteur : Non, Bruno, on n’insulte jamais son lectorat. Déjà qu’il est peu nombreux, si en plus tu le fais fuir… 

Oh, say, can you see, by the dawn’s early light,
What so proudly we hail’d at the twilight’s last gleaming?
Whose broad stripes and bright stars, thro’ the perilous fight,
O’er the ramparts we watch’d, were so gallantly streaming?…”
 

Oui, oui, j’ai tapé ça de tête.

[To be continued]

Event #54 - Day 1b

Samedi, juillet 3rd, 2010

[By LeScribe] 

Bon, ben allez… C’est le jour ! 

Un tournoi à 1.000$ aux WSOP, c’est ce qu’il y a de moins cher. Les habitués et les pros sont plutôt (oui, c’est aussi le chien de Mickey) aux tournois à 2.500, 5.000 et 10.000$ comme le Main Event

Oui, mais pour moi, c’est mon premier et j’ai bien envie de durer le plus longtemps possible. 

Alors la nuit précédente fût empreinte de doute et de négativité, avec le bol que j’ai depuis que je suis arrivé.Oh, pas de bat beat à raconter en se plaignant, non, juste des “set-up” (des rencontres) qui se font et où je suis toujours derrière. Quand je les Dames, il y a les Rois en face, quand j’ai les Rois, il y a les As, etc… Les As que je n’ai toujours pas eu, soit dit en passant. 

Le matin, le rendez- vous est pris pour 9h auprès de la conne de bougie de notre hôtel (oui, “conne de bougie” = “concierge”, selon Mr Gedeubor) pour aller bruncher au Bellagio. 17$ et vous avez le meilleur “je-m’en-mets-plein-le-cornet-pour-éviter-de-remanger-avant-ce-soir”. Il y a du sucré, du salé, des pizzas, des fruits… Et tout ça est réellement appétissant ! 

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Comme on est à 2h de l’évènement, je me dis qu’il n’est pas trop tard pour tester ma poker-face… devant ma brochette de fruits frais, pour l’instant. 

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Afterall, is there any difference between a fresh-fruit skewer and a poker player ? 

Deux heures plus tard, donc, nous voici arrivés dans le Saint des Saint : la Pavillion Room des WSOP. Y a pas à dire, ça fait plusieurs que j’y passe, ça fait plusieurs tournois que j’organise avec le France Poker Tour dans des salles immenses, mais là, sachant que je vais jouer, en tant que joueur, un “vrai” Event des WSOP, j’ai la boule au ventre

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Alors une fois assis, on essaie de se concentrer, de ne pas jouer trop loose en allant voir trop de flops… De toutes façons, la structure étant très courte (3.000 jetons, blindes 25-25), c’est soit gamble time pour ceux qui se foutent des 1.000$ et qui veulent tenter de monter des jetons très vite, soit mode ultra-tight pour les joueurs comme moi qui ne veulent pas tout gâcher trop vite. 

Heureusement les niveaux de 60 minutes permettent de prendre son temps et de laisser venir les cartes. 

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Le déguisement du poker player : lunettes et écouteurs.Ca paraît débile à ceux qui ne jouent pas, mais je vous jure que ça aide à rester patient (la musique) en ne se laissant pas distraire par les voisins ou les micros qui beuglent sans arrêt, et à pouvoir scruter (les lunettes) les mimiques des autres joueurs sans qu’ils sans aperçoivent. 

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J’ai prévu le t-shirt qui va bien, afin de rencontrer d’autres membres éventuels du plus ancien des forums francophones de poker : Club Poker (la prochaine fois, Lolo et Nico, faudra penser au sponsoring, hein ;-). D’ailleurs, ça va marcher car un français vient s’asseoir à côté de moi et engage la conversation grâce à ce fameux logo :-) 

Ne voyant que très peu de flops, sélectionnant mes mains de départ, j’ai donc une image ultra-tight. Ce qui n’est pas le cas de certains, comme mon copain Scott “water man” qui sera à tapis 2 fois durant le premier niveau, qui touchera ses setups comme il faut, qui paiera lui-même un tapis avec AK et qui touchera sa carte… et qui finira par martyriser la table avec son stack devenu énorme et donc, jouable pour lui. 

Je lâche quelques jetons mais finirai par remonter un peu difficilement, en finissant à 6.550 au diner break. 

Malgré cette image de serrure, lorsque je reçois QhQd en fin de parole et que je relancerai à 3BB, je serai suivi 3 fois !Le flop est on ne peut plus affreux : Ah-Jh-8h, qui me donne certes le tirage couleur seconde, mais qui permet plein d’autres choses face à 3 adversaires ! La Turn 9s et la River 9c n’arrangeront rien et je jetterais mes cartes face-up quand mon dernier adversaire fera tapis.Cet enf…. Me montrera 10c-6c pour un bluff tout pourri depuis le début !Ce con me mets en tilt et je cherche dans la playlist de mon iPod de quoi revenir au calme.Jamie Cullum, tient, ça ira bien. 

Je ferais plus tard un double-up avec un tapis envoyé avec J-J, payé par A-Q, qui trouve son As au flop (bien sûr !), mais où mon 2 outer rentre : J à la Turn

Ensuite, la vengeance sera en route lorsque sortirai moi-même mon bluffeur de toute à l’heure en payant son tapis avec A-Q… il avait A-J ! :-) 

Le temps passe et mon tapis s’amenuise. 

Je tenterais bien un squeeze, mais la réflexion de certains joueurs ne dépassant rarement la ligne d’horizon formée par leur 2 cartes privatives, je perdrais quelques jetons précieux sur ce coup : 

Blinds (50) 150-300, relancé en début de parole à 700, payé par un limpeur à 700. Je relance à 2.200 en fin de parole avec As-Ks. Le raiseur initial passe, mais le limpeur, le plus à même de jeter ses cartes paye mes 2.200 !Le board est affreux : 6-7-9-10-4, surtout lorsque mon adversaire fait tapis !J’imagine bien J-J, 9-10, 8-8 chez lui. Sûr que je suis loin derrière avec ma hauteur As ! 

Heureusement, la table est relativement sympa, personne ne se prend la tête ou cherche les embrouilles, même si je parle un peu, en dehors des coups bien sûr, en Français avec mon voisin de gauche. 

Le croupier, d’origine italienne, avec un accent génial est très drôle. 

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Ari, un croupier qui vous veut du bien 

Je jetterai un certains nombres de pocket pairs : 2-2, 3-3, 7-7… Mais je ferais tapis avec 8-8, qui sera –difficilement- payée par mon ami Scott “water man” et sa paire de 4 qui ne s’améliorera pas.Je fais encore tapis à la main suivante après une relance de l’autre chipleader de la table, avec… encore 8-8 que je vais m’amuser à montrer :-) en disant que si ça gagne une fois, ça doit gagner deux fois ! 

Je termine le niveau 8 (50/ 200-400) à 8.350. C’est short ! 

Mais je finirais encore plus short lorsque la journée s’arrêtera au niveau 9 (75/ 300-600), après 9 de poker, donc, avec un stack de 5.125

Ca va être très très dur… :-/ 

Il y aura eu 1.504 joueurs inscrits aujourd’hui, en ce Day 1b, à ajouter aux 2.340 du Day 1a, soit 3.844 joueurs au total.Il y a 396 places payées, il reste 586 joueurs en ce début de Day 2 et je suis placé parmi les plus petits stacks (558ème). Ce sera donc en mode “survivor” le plus longtemps possible, mais bon, encore 200 joueurs à faire sauter avant l’argent, c’est mission quasi-impossible. 

May the Poker Gods be with me… 

[To be continued]

Redevenons positifs…

Vendredi, juillet 2nd, 2010

[By LeScribe] 

Oh, pas de beaucoup en dollars, mais de beaucoup en mental.

2 séances de cash-game hier, à l’Imperial Palace et au O’Sheas, sorte de casino Irlandais avec du vert partout et des nains à barbes.

Les 2 séances se sont soldées par un retour de la confiance en mon jeu, dans mes lectures.

Je me fais quand même destacker une fois par une vieille mamie qui ne disait pas un mot et qui choppe un Neuf au flop qui fait brelan avec sa paire, au moment où moi, j’ai une paire de Rois servie ! :-(

Mais un peu plus tard, je prends un énorme pot en floppant une quinte avec un A-4 que j’avais failli jeter !

On se retrouve à 3 pour aller voir le flop et j’appelle mentalement les cartes : A-4-4, A-4-4,… Du coup, lorsque sortent 5-2-3, je suis un peu déçu… Jusqu’à ce que je réalise que j’ai floppé la quinte !

Etant premier de parole, bien sûr je checke, le joueur suivant ouvre à 50$, le 3ème, qui était le relanceur initial envoie son tapis… que je calle bien entendu ! Un bon pot à 380$ sur une table à 1$/2$, ça fait du bien !  A un autre moment, j’ai une main à potentiel : 6c-8c, qui ne trouve qu’un 6 au flop, mais le betting pattern du gars qui avait relancé faible avant, qui fait un continuation-bet au flop, qui envoie encore une petite cacahuète à la Turn et qui tente un dernier barrel à la River, me fait sentir qu’il est en carnaval et que ma maigre paire de Six est certainement gagnante. Elle le sera :-) et j’obtiendrais ainsi les félicitations de mes camarades de table, ainsi qu’une bonne partie des jetons de l’autre gars.  En fin de journée, nous nous retrouvons dans le lobby de notre hôtel et nous décidons d’aller manger une bonne viande, dans un bon steak-house comme les Américains savent proposer.Mais entre temps, nous apprenons que le Français Guillaume Darcourt, de l’équipe Poker 770 est bien placé parmi les 4 joueurs restants du 3.000$ Triple Chance commencé quelques jours plus tôt.

Nous décidons donc d’aller le soutenir au Rio où se joue la table finale.

Lorsque nous arrivons, ils ne sont plus que 3 et il vient de prendre un sale coup qui l’a fait baisser en jetons.

Il finira malheureusement à cette 3ème place pour un gain d’un peu plus de 220.000$ tout de même.Mais on est passé très près d’un nouveau bracelet français !  Du coup, ce sera tout de même steak-house, mais celui du Casino du Rio : le “All American Bar and Grille“.

Les pièces de bœuf sont assez sympa et chose rare chez moi, je ne finirais pas mon assiette !

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Le T-Bone de Thierry

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 Mon Rib-Eye

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Un Scribe qui ne sait pas par où commencer son

assiette, c’est assez rare pour le souligner !

Retour ensuite à l’Imperial, où nous devons nous reposer un peu avant notre tournoi de demain : l’Event #54 des World Series Of Poker à 1.000$ !  [To be continued]

Ils vont même jusqu’à m’envoyer un Champion du Monde pour me destacker !

Jeudi, juillet 1st, 2010

[By LeScribe]

…c’était pas la peine !

J’ai oublié mon réservoir de ch… à Paris. J’ai bien ma valise avec tout ce qu’il faut dedans, mais j’ai oublié d’y mettre mon réservoir de ch… ! !

 Et pour me le prouver, ils m’ont (les Dieux du Poker) envoyé un Champion du Monde, histoire que je comprenne bien (pas Patrick Bruel, non, non, un qui a battu un field de 6.358 joueurs et qui a gagné 8.5 millions de dollars !)

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Jerry Yang, après sa victoire au Main Event des WSOP en 2007

 

Je vous explique tout…

 Nous voilà donc partis, Ayesha, Eric, Thierry et moi à l’Aria pour voir ce que valait cette nouvelle poker room flambant neuve (et l’hôtel qui va autour, bien sûr).

Y a pas à dire, ils ont travaillé vite les ouvriers quand on se rappelle ce qu’il y avait l’année dernière entre le Monte-Carlo et le Bellagio : les fondations.

Là, c’est tout un complexe qui est sorti de terre et qui tourne !

Very impressive !

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L’intérieur est du meilleur goût, beaucoup moins clinquant que les autres, les moquettes ne sont pas de couleur gerbi-gerba comme partout ailleurs à Vegas, l’intérieur chocolat est vraiment chaud et reste sobre… Y a rien à dire.

Y a même des originalités architecturales, telle ce restaurant :

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Le personnel du casino à l’air très bien aussi, professionnel et agréable (pas robotisés comme certains ab… à qui on a parfois envie de mettre des baffes !)

Bon, allons voir la poker-room maintenant.

J’avais vu les photos sur le groupe facebook de la room ( http://www.facebook.com/ariapoker ) et en vrai, c’est encore plus beau, avec le parfum si particulier en plus.

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Ici, les premières tables de cash-game NoLimit sont à 1$ - 3$. Eric et Ayesha ne tiennent pas trop à tenter la chose, mais Thierry oui. Nous nous inscrivons donc alors que 2 sièges viennent de se libérer. Eric et Ayesha partent au Monte-Carlo.

Cavé à 200$, les premières mains sont plutôt pas mal et je prend quelques jetons, mais pas de quoi avoir le vertige. De plus, nous nous sommes fixé un rendez-vous à 16h avec Eric pour ensuite migrer vers le Venetian.

Nous avons donc le temps.

Des joueurs partent, d’autres s’installent, repartent… Jusqu’à ce qu’un joueur s’assoie avec 300$ à gauche de Thierry. J’ai du mal à le croire, mais je reconnais Jerry Yang, le vainqueur du Main Event des World Series Of Poker 2007 !

Lui, qui a gagné des millions de dollars, à une table de 1-3$, c’est énorme !

Je regarde autour : pas de caméras, ce n’est donc pas pour le tournage d’une pub, d’une caméra cachée, non, non…

Il va, au bout de quelques minutes, changer de place et viens s’asseoir à ma droite. Je lui serre la main, nous échangeons quelques mots. C’est un homme charmant et très simple. Il est très agréable à la table, ne joue en aucun cas les stars.

Il fera un petit festival de raise en mode gamble total, en montrant des bluffs à chaque fois, mais toujours sur un mode bon enfant.

Mon stack, lui, fait le yoyo entre 180 et 230$… Difficile de gagner des pots intéressants, je ne gagne que des misères à chaque fois et encore, sur des débuts de bluffs qui vont toucher des bouses, mais des bouses suppérieures aux bouses adverses ! Lol ! :-D

Et puis vient une main intéressante : Qs-Js en fin de parole. Je relance, je suis suivi par une joueuse que j’ai vu être plutôt tight tout au long de la partie. Le flop affiche un As et 2 briques, bien sûr. Elle checke, je fais un continuation bet, elle suit. La Turn est une Dame, elle checke, j’envoie une nouvelle mise : elle me surrelance à 3 fois !

Je jette ma Dame.

La main suivante (comme dirait les Américains the VERY next hand, j’adore cette façon de pouvoir insister avec un seul mot), je reçoit encore Q-J, dépareillés cette fois.

Jerry Yang relance à 12$, comme il l’a fait souvent en étant en slip. Je suis.

Le flop : Jc-Qc-Ks !

Il mise 18$, je mets 18$ auquel j’ajoute 30$.

Il relance à tapis. J’insta-call, ne voyant que 3 mains sur 169 qui peuvent me battre : K-Q, A-T, 9-T. Et de plus, je peux encore améliorer avec un J ou une Q. Il y a éventuellement JJ, QQ ou KK, mais j’y crois moins. Je le vois alors plutôt sur une paire servie, les Dix ou les As, voire le tirage couleur à trèfle. Il n’est pas “scared-money”, mais sait que moi je peux l’être et veut peut-être jouer la-dessus.

Il me demande : “Do you have a straight ?” qui me donne un peu d’espoir.

Je dis non, mais lui en a une !

Normal.

C’est une petite quinte, certes, mais c’est mieux que mes 2 paires !

Exit, LeScribe.

Je pense que l’accumulation de chance qui n’arrive pas à venir jusqu’à moi, lorsqu’elle y arrivera enfin, risque de me noyer !

Je vais préparer mes accessoires…

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(To be continued ? Pas sur cette lancée, j’espère !)

Rio de Janeiro, c’est bien…

Mercredi, juin 30th, 2010

… mais Rio de Las Vegas, c’est bien aussi !

 [By LeScribe]

 Ce Mardi matin, malgré ma nuit blanche qui s’est terminée à 6h10 à la table de Cash Game de l’Imperial Palace, je suis à l’heure au rendez-vous que l’équipe s’était fixée à 8h30.

Je fais juste un petit saut de l’autre côté du Strip, au Caesar Palace pour changer quelques Euros en Dollars, le taux de change y étant bien plus intéressant qu’à l’Imperial Palace. 5 Cents de mieux, pour ce que je dois changer, ça fait 75$ de différence. Pour juste traverser la rue, y a pas photo.

Nous prenons ensuite la navette gratuite pour le Rio, car nous avions décidé d’aller nous inscrire tôt le matin, avant la cohue de la journée. Bien nous en prend, car le Rio est quasi désert à cette heure là et nous nous inscrivons sans faire la queue.

La “cage” (l’endroit où on s’enregistre pour tous les tournois, sorte de grand guichet avec des barreaux, des milliards de caméras et des gardes armés à l’intérieur) est ouverte 24h/24, il faut donc profiter des moments creux.

Nous nous inscrivons donc pour l’Event #54, tournoi à 1.000$ qui commence Vendredi pour nous.

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Y a pas à dire, lâcher 1.000$ pour un tournoi, ça fait quand même quelque chose…

Ensuite, petit déj’ dans un des resto du Convention Center du Rio, copieux, mais assez cher et qui nous fais regretter le buffet du Bellagio, bien plus varié, et qui revient bien moins cher !

Quelques instants plus tard, nous tombons sur Rémi Biechel et Pedro Canali, tout les 2 récemment engagés dans la Team Barrière/FDJ pour les représenter. Petite discussion avant qu’ils s’engagent dans le 3.000$ Triple Chance qui commence à 12h.

Entre temps, nous avons trouvé un tournoi Deep Stack à 200$ dans ce même Rio, sur les tables des WSOP. Structure intéressante, prize-pool qui devrait être sympathique…

On s’inscrit à 7, mais aucun ne finira dans l’argent. Jordan gagnera a moins le Last Longer entre nous pour se rembourser un peu.

Dommage, car la structure était vraiment intéressante, 15.000 jetons de départ, des niveaux de 30 minutes, et le field assez jouable (640 joueurs en tout). A ma table, j’ai malheureusement quelques gamblers fous, qui paient mes relances UTG avec des 5 – 7 offsuit et qui craquent mes paires servies en trouvant des quintes au flop… Y en a qui jouent avec la chance et qui trouvent les cartes qui leur faut… “Better Luck Than Skill” !

Je joue quelques mains sympas, mais à chaque fois, je tombe sur des flops inverses à ce que j’ai en main !

Quelques exemples : j’ai J-J, je relance, je suis payé 3 fois ! Flop : Ad-Qd-8d ! Gasp…

J’ai KcJc, je relance en fin de parole, le flop tombe Ah-5h-3h ! Re-gasp…

Et c’est comme ça pendant un bon moment…

Mon tapis descend donc un peu, je le remonte à peine à 10.500 quand je reçois, de petite blind (75/150) une magnifique paire de Rois ! Enfin ! La première depuis 10h de jeu cumulés. Tout le monde folde jusqu’au joueur au bouton qui relance à 450.

Je sur-relance à 2.075, il me fait 3.000 de plus, j’envoie le tapis.

Il paie instantanément avec, vous l’aviez deviné : A-A.

Normal.

Mes amis sont encore en jeu…

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Après avoir croisé une quantité de Fishs et de Donks, Je décide d’aller parler aux oiseaux, mais je n’en trouve pas, il fait trop chaud, ici.

Je me ballade alors entre les tournois, et croise quelques noms célèbres dans le 3.000$ Triple Chance qui se jour dans la même salle :

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Antonio Esfandiari

(oui, celle-là est pour toi, mon amour)

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Joe Hachem

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Chris Ferguson

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Gavin Smith et le Français Eric Haik

Pour les autres Français :

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Bruno Fitoussi

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Roger Hairabedian

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L’adorable Paul Testud

Ainsi que quelques amis, non moins célèbres :

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Pascal Perraut

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Julien “Yuestud” Brécard

Au passage, petite devinette : à qui appartient cette nouvelle voiture (ils peuvent s’acheter tout ce qu’ils veulent, les joueurs de poker, z’ont de la chance !) :

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Réponse :

A Arnaud Mattern, qui se ballade en trottinette après s’être cassé la binette :

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Petit détour ensuite par l’Amazon Room (la salle d’origine du Main Event), où je retrouve quelques copains, dont Fabrice Soulier (qui joue) et Claire Renaut (qui bloggue).

Fabrice est en course dans le 5.000$ Pol Limit Omaha, mais fait la tête des mauvais jours quand la chance se trouve de l’autre côté de la table. Courage, Fab, elle va tourner, à un moment !

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Le site de Fabrice pour lequel travaille également Claire (et pour lequel j’aurais pu travailler il y a quelques années, à l’ouverture du site) :

http://www.madeinpoker.com/

Et le blog perso de Claire, qui commence à faire quelques bons résultats et qui vient même de trouver un sponsoring au sein de l’équipe 888.com :

http://www.viedefish.com/

Aux tables d’à côté, d’autres grands noms :

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Phil Hellmuth

 

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L’anglais Devilfish Ulliott à côté de Mike Mattusow

Puis Thierry vient me rejoindre pour rentrer à l’IP. On passe quelques instants à la piscine de l’hôtel, qui ferme malheureusement assez tôt.

Je décide alors de faire une petite sieste d’1 heure dans ma chambre, car 4h30 de sommeil depuis Samedi matin jusqu’à ce Mardi soir, ça fait peu, surtout après la nuit blanche que je viens de faire.

Puis rendez vous à 20h dans le lobby de l hôtel avec tout le monde pour aller diner au Resta Ra, à l entrée du Fashion Mall.

Ayesha, qui n’était pas restée au Rio avec nous l’après-midi, nous rejoins avec la jolie Elisa, la compagne de Pedro.

On avait déjà testé ce restaurant l’année dernière avec Manu (tu nous manques !) et Eric et là encore, nous n’avons pas été déçus !

Tant par la déco, la musique, les assiettes, leurs contenus et par les personnes qui les portent…

http://www.rasushi.com/

Retour en passant par le MirageEric et Jordan décident de s arrêter faire un peu de Cash Game.

Pour ma part, je rentre à l’hôtel et m’endors très rapidement. Je pense que j’ai besoin de récupérer un peu ! :-O

Demain mercredi, aucun planning établi, je pense que l’on va improviser.

Pour ma part, j’hésite entre ballade et pause sans poker ou… poker…

On verra, je ne suis pas encore décidé.

[Stay tuned] 

Las Vegas est un vrai désert…

Mardi, juin 29th, 2010

…de cartes ! :-(

[By LeScribe]

Enfin, pour moi, en tout cas.

Aujourd’hui, journée très néfaste pour ma bankroll.

Un tournoi au Sahara à 11h (le pèlerinage !), du cash-game au Flamingo puis à l’Imperial Palace et je n’ai pas vu une paire d’As servie !

Le seul endroit où j’ai vu deux As, c’est dans LAS et l’autre dans VEGAS !

Et tout ça en, je ne sais pas, 8h de poker !

Pas une paire d’As servie, pas une paire de Rois… Non !

Une paire de Dames, quand même, ce matin, au tournoi de 11h. Bien entendu, la donkette face à moi n’a fait que limper mes relances avec… paire de Rois servie ! Grrr… ! :-/

Et ce soir, cash-game au Flamingo. Du yoyo dans le stack, jusqu’à un As-Roi assortie qui -je pense- va me rapporter quelques chose puisque le joueur qui suit mon tapis (As au flop) possède As-Dame !

Mais c’est sans compter sur le Dix présent également au flop, sur le Valet qui tombe à la Turn et bien sûr… le Roi à la River !

Bon, ben merci m’sieurs-dames. A bientôt.

Ou pas.

Ensuite la rentrée à l’Imperial Palace se fait en passant devant la poker room, plutôt animée et avec un siège libre !

Et là, je joue en mode serrure, en me disant que la table est tellement bruyante et dissipée que je vais bien attraper quelque(s) un(s) et compenser un peu les pertes du Flamingo.

Ouais, mais pour jouer comme ça, faut des cartes.

Et là, y en a pas ! :-(

Je reste plus de 3 heures assis, sans rien toucher de fabuleux. Tous les connecteurs bien piégeux que j’essaie de jouer trouvent des flops A A K, tous les As assortis à cœur trouvent des flops monocolores… à pique !

Enfin, que des trucs comme ça pendant des heures et des heures.

Je finirais pas quitter la table et échanger les quelques jetons qui me restent pour pouvoir me payer un café ce matin.

Oui, parce que je quitte la table à 6h00 passée :-/

Sinon, hier, les bonnes choses ce sont : des barres de rires à n’en plus finir avec mes buddies. Jamais eu autant de fous rires en une seule journée !

Après le tournoi à 46 joueurs du Sahara de 11h, qui voit victorieux mes amis Eric et Hélène (deal à 6 à la fin du tournoi) et une très bonne 8ème place de Thierry (pas payée, malheureusement, mais il s’est bien défendu ! ), nous sommes remontés à pieds jusqu’à notre hôtel.

Une bonne marche de plusieurs kilomètres sous 45°, sans ombre quasiment, ça le fait !

Un petit arrêt cocktail au bord du mur d’eau du Wynn pour se reposer un peu.

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Thierry qui prend une absynthe et qui nous fait un sketch dont on se souviendra longtemps !

 

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  Et Ayesha aussi, je pense ! :-)

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Ensuite passage par le Caesar Palace, où les filles font les boutiques pendant que nous nous encquierrons de notre programme de demain dans la poker room du-dit Palace.

Ce sera donc le Deep Stack de midi, à 235$ pour 15.000 jetons et des rounds de 40 minutes.

(oui, je sais, je fais mieux et moins cher, mais bon :-P).

Mais bon, là, il est 8h du matin et faut que j’aille rejoindre mes amis (après une nuit blanche, donc :-/ pour aller au Rio, bruncher puis s’enregistrer pour le Tournoi à 1.000$ de Jeudi ou Vendredi (Event 54 des WSOP)…

See you soon !

Bienvenue au pays des Sèches-Cheveux géants !

Lundi, juin 28th, 2010

[By LeScribe]

Y a un truc qu’on comprend tout de suite quand on arrive à Vegas, dès que l’on sort de l’aéroport : les Américains n’aiment pas avoir les cheveux mouillés !

Du coup, ils paient des gars avec des sèches-cheveux géants pour rester sur les toits de tous les batiments de Vegas (aéroport, hôtels, casinos, etc…) et souffler de l’air chaud sur les gens qui sortent de tous ces endroits climatisés à 19°…

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Ouais, pourquoi pas ? Moi je dis, une nation qui aime avoir les cheveux secs, ça se respecte. C’est un choix.

Perso, le budget capillaire n’est pas chez moi le principal poste de dépenses. Un sèche-cheveux, c’est pas le genre de matos dans lequel j’investi.

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Et pis ici, y en a sur tout les toits, alors…

Sinon, pour revenir un peu en arrière (on dirait “flashback” si on était dans un film, mais là, non), on a des trucs à raconter sur la journée d’hier, en commençant bien sûr pas Roissy-CDG.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un gars organisé, que je checke bien tout avant de me lancer dans quelque chose, que je prend souvent tout en double pour ne pas se retrouver coincé, etc, etc…

Du coup, je vérifie bien ce qu’il faut faire pour rentrer sur le sol des gentils Américains. A commencer par le passeport, le visa ou pas (mon passeport possède la date d’émission qu’il faut pour ne pas avoir besoin de visa : avant le 26-Oct-2005), et la demande électronique d’entrée aux US.

C’est le fameux papier vert que l’on rempli dans l’avion et que l’on remet aux flics de l’US Customs and Border Protection à l’arrivée. Il doit disparaître au profit exclusif du numéro E.S.T.A., qui est la demande préalable que l’on doit faire sur Internet :

https://esta.cbp.dhs.gov/

Un bon conseil : même s’il est indiqué que c’est valable pour 2 ans et que vous êtes déjà venu l’année dernière, même si on vous dit à plein d’endroits que le papier vert est encore en circulation… FAITES LA DEMANDE A CHAQUE FOIS !

Fort de toutes ces indications et possédant déjà une autorisation de l’année dernière…je ne l’ai pas fait.

Du coup, après 1h30 de queue avec les bagages et mes buddies à CDG, il a fallu que je trouve une borne Internet qui fonctionne et qui ne soit pas envahie de gens comme moi pour refaire la demande et revenir au comptoir d’enregistrement avec le fameux numéro !

Bon, après ces émotions, on monte dans la boite à sardine (ah, les classes éco des avions Airbus ! Merci à Passe-Partout et Passe-Temps pour avoir dessiné les aménagements des avions européens ! Même moi qui ne suit pas grand, j’ai les genous qui dépassent, c’est dire !) et on commence à regretter être content de voyager 11h à côté de Thierry ! En fait, moi, j’ai l’habitude, depuis 17 que l’on travaille ensemble, mais les autres passagers, moins. La pauvre Ayesha, déjà, mais aussie Eric, Hélène et Benni qui sont sur le rang devant nous.

Enfin, des barres de rire à n’en plus finir à 15.000 pieds d’altitude, ça n’arrive pas tous les jours !

Sinon, je vous laisse admirer les lectures de mes co-voyageurs :

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Thierry qui part en voyage linguistique…

 

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Et Mamie Hélène avec son Télé 7 Jeux, magazine dont j’ignorais qu’il sortait encore, le dernier que j’ai acheté datant de 1977…

 

Allez 11h plus tars, nous voici arrivés, les valises récupérées, et dans notre mini-van montés.

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Le bon plan : 6$ par personne et un mini-van rien que pour nous, un Tom sympathique rien que pour nous…

 

Voilà, on sait qu’on est arrivé à Las Vegas quand on voit la Tour Eiffel. Normal.

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Et le Palais ou le grand César à séjourné, en 58 avant J.C. (Jacques Chirac, pas Jean-Christophe).

Il se dit que c’est dans une chambre du dernier étage de la Forum Tower qu’il aurait inventé la salade qui porte aujourd’hui son nom, en voyant une descente de poulet devant l’hôtel, car bien sûr, il avait pris une vue sur le Strip, riche comme il était et voulant en mettre plein la vue à Cléopatre.

Celle-ci, d’ailleurs, n’était pas présente lors de cette histoire, prenant un bain de lait au Spa de l’hôtel.

Ensuite, les ennuis financiers arrivant à cause de l’addiction de César pour les tables de Craps et de BlackJack il fût obligé de revendre sa salade à un industriel du coin, un certain Ronald MacDonald, mais nous n’en savont pas plus pour l’instant.

Bon, allez, un check-in à l’Imperial Palace (et oui, on n’a pas les mêmes moyens que César, nous) plus loin, une petite douche plus loin et quelques bars plus loin (ouais, ça paraît pas, mais c’est grands Vegas. Tout est toujours plus loin)… on décide de lancer officiellement la campagne “Summer Break In Vegas 2010″ avec le premier Mojito (prononcez MoHito, je vous le rappelle, pour ceux qui n’auraient pas suivi le blog l’année dernière) depuis le Rhum Bar de l’Hôtel Mirage :

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S’ensuit le premier dîner diététiquement correct du trip : le fameux Burger-Frites-Bière…

Normal.

Aujourd’hui Lundi : premier tournoi traditionnel avec le 11h du Sahara. Normal.

[To be Continued]

On y est !

Dimanche, juin 27th, 2010

[By LeScribe]

La valise est bouclée, le sac avec l’ordinateur, les jetons de voyages (cf. mon post précédent) , les lunettes de soleil, les carambars est prêt. Y a plus qu’à prendre un taxi pour se rendre à l’aéroport et retrouver Eric, Thierry, Ayesha, Hélène et Benni.

Bon, les taxis, ici, ce sera certainement mieux que celui que j’avais pris à Marrakech, l’automne dernier, quand j’y étais allé pour le World Poker Tour. Il ressemblait un peu à ça :

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 En gros : 3 millions de km au compteur, 30 ans, pas d’amortisseurs et un paquet de vis et de barres de renforts pour que la caisse ne se disloque pas à chaque virage.

En revanche, à Vegas, c’est plutôt ce genre là :

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…mais les normes de sécurité y sont un peu plus “sévères”, on va dire.

Allez, je finis mon café, et je file de l’autre côté de l’atlantique, y a plein tables, de cartes et de jetons qui nous attendent.

Prochain post depuis l’Imperial Palace, je pense, à 9.630 km d’ici ;-)

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Le tout, c’est de ne rien oublier…

Samedi, juin 26th, 2010

[by LeScribe]

Préparer une valise, je fais ça toutes les semaines depuis + de 15 ans (hein ? 17 ans ? Ah ouais, quand même !)

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Mais préparer une valise pour 15 jours loin, loin, sans possibilité de revenir vite à la maison quand on a oublié un truc, c’est un peu stressant.

On arrive de l’autre côté de la planète et on se dit : “Mer… j’ai oublié ça, et ça…”. Faut donc chercher une boutique, racheter le truc qu’on à oublié et que l’on va payer une fortune alors que l’on en a déjà 12 à la maison…

Donc, là, je rassemble, tous les jours, quand j’y pense, tout ce que je dois mettre dans ma valise sur la table du salon.

Du coup, ma petite femme, la plus adorable qui soit au monde, en passant, ne peut pas ignorer que le départ approche.

Et qu’elle devait venir me rejoindre cette année pour ensuite aller vadrouiller à San Francisco et Los Angeles. Mais les obligations professionnelles l’en empêchent cette année. C’est donc partie remise pour… 2012 :-/

Ou alors, il faudrait que je ne rentre pas le 11 Juillet, mais que je l’attende 8 jours de plus, jusqu’au 17/18 juillet.

Y a bien un moyen, éventuellement…

Se qualifier pour le Main Event

Et survivre plusieurs jours et repousser mon billet de retour

[To be continued]