Plus de petits, moins de gros !
Lundi, juillet 5th, 2010Non, ce n’est pas une revendication pour favoriser les gens de petite taille et fustiger ceux qui oublieraient de commander des Diet Coke ou des Red-Bull Sugar Free pour accompagner les double-quarter-pounder chez Burger King et prendre ainsi un embonpoint si facile à assumer ici.
Non, ce que je veux décrire par cette phrase, c’est la façon dont se déroule mon séjour pokéristique ici.
Si j’ai la chance de gagner un pot, il sera petit, quand je les perds (et ils sont plus nombreux), ils sont gros.
Donc, dans la balance, tout ce qui est en positif est petit, tout ce qui est en négatif est gros :-(
Et tout joueur de poker sait bien que pour gagner, c’est le contraire qui doit se produire.
Malheureusement, la tournure du blog de cette année s’est transformée en complainte de joueur perdant. J’ai horreur de çà, ce n’est bien entendu pas ce que je voulais infliger à mes lecteurs cette année, d’autant que l’année dernière s’était plutôt déroulée comme sur un nuage…
On dit : “Il y a des jours avec et des jours sans“, Eric me dit qu’il y a peut-être également “des Vegas avec et des Vegas sans“.
Quel philosophe, cet Eric, on voit qu’il tient de son père, le grand Matt Houston.
Mais force est de constater (on dirait une expression de commentateur sportif) que cette année le sort s’acharne contre moi.
Soit en étant toujours du mauvais côté du set-up : j’ai les Dames, elle a les Rois, j’ai les Rois, il a les As, etc…, soit en tombant sur des bluffeurs invétérés qui entament mon tapis en me faisant coucher la meilleure main, soit encore avec des inconscients qui suivent des relances préflop avec des bouses et qui massacrent mes fortes mains.
Petit résumé du dimanche :
Tournoi du Binion’s (que remportera Hélène, au passage), 15.000 jetons de départ, bonne structure.
Je toucherai de très bonnes mains (A-A, A-T qui fait Full, etc…), mais au début du tournoi, lorsqu’il n’y a pas beaucoup de jetons à prendre dans les pots et quand les joueurs préfèrent attendre un meilleur spot.
Je perdrais ensuite la moitié de mes jetons sur un squeeze que je trouve joué correctement de ma part, mais que mon adversaire, un Asiatique décérébré me volera finalement :
Blinds 200-400.Je suis de BB à 400, justement. Un limper en UTG (mon Asiat, immédiatement à ma gauche, avec le croupier entre nous deux), deux limpers, trois limpers, quatre limpeurs !!!!Arrive mon tour de parole : je relance à 2.500 avec Ac-Qc, tout de même.
Et l’UTG décérébré, avec 3 personnes encore à parler derrière lui et n’ayant payé que 400, complète à 2.100, sur son tapis de 11.000 environ ! !
Bien sûr, je ne trouverais pas mon flop : K-6-2. Je checke en faisant du cinéma, il donk-bet 2.500 à son tour et je suis lentement. Turn : 4. Check-check. River, je ne sais plus, mais je checke et il envoie 3.000.
N’ayant rien trouvé je ne peux rien faire d’autre que jeter et regretter mes 5.000 jetons investis.
Ce Champion du Monde de lecture de sabot me montrera ensuite ses cartes : il m’avait suivi préflop (de 400 à 2.500) avec 6-4 dépareillés !
Wow…
Plus tard, j’enverrais mon tapis avec K-Q immédiatement callé par A-K.
Un mini-miracle : je touche une Q et double.
Mais plus tard, après avoir encore perdu quelques jetons, je partirais à tapis avec 8-9, payé par le même joueur qui possède à ce moment une paire de Dix servie.

De gauche à droite :
Thierry (que nous appelleront poliment “l’aîné”), un random Américain,
Eric (que nous appellerons poliment “le grand tout maig’”), un autre random Américain,
LeScribe (que nous appellerons poliment “le petit gros et chauve”)
Je pars ensuite boire un coup avec Eric au Golden Nuggets, afin de digérer un peu la sortie du tournoi.
Puis j’irais tenter le “petit” tournoi de 19h du Sahara à 45$ + rebuy possible à 20$.
Je vais jouer 2 mains et 25 minutes, en me faisant craquer A-J que je relance fort préflop et qui touche son J au flop, par 10-3 qui fait couleur.
Normal.
Ensuite, je suis sur le point de craquer des As à mon tour en suivant une relance préflop à 400 (je suis BB à 100) limpée déjà 3 fois avec K-Q suited.
Le flop est magnifique : K-Q-4 !Je checke, le raiser initial envoie 500, les 2 autres se couchent et j’envoie le tapis.
Il insta-call avec A-A et je suis content de doubler mon stack.
Turn : 3
River : As !
Ben non, alors, moi, j’ai pas le droit de craquer les As.
Rebuy de 20$ ?
Même pas, je suis trop noir, ça sert à rien d’insister.
Retour ensuite à l’Imperial Palace via le monorail qui me permet (difficilement) d’assister au feu d’artifice du 4 Juillet.
Poker–room pleine à craquer : demain commence le Main Event des WSOP et il y a une tonne d’étrangers assis aux tables.
J’aime bien faire le tour des tables de cash-game avant de m’asseoir afin de ne pas me caver à 200$ quand j’ai 8 adversaire à + de 500, c’est idiot.
Mais le manager me dit que ce n’est pas possible ce soir (équilibre des tables) et me désigne un siège à la table qui me plait le moins. Ca commence bien.
Encore une fois, pas de gros pots gagnés, mais je sortirais heureusement très légèrement positif après avoir tout même :
- Touché A-A, craqués par 6-5 qui trouve 2 paires.
- Touché couleur à pique au Roi… face à la couleur à pique à l’As de mon adversaire
- Touché Ac-Qc qui trouve Ah-Ad-Qd au flop, Kd à la turn et 3s à la river : 2 adversaires, pas un seul qui ne touche quinte ou couleur et que je peux déstacker
Enfin, Hélène rentre du Binion’s avec son trophée, une excitation au plus haut et l’envie de payer son coup, surtout, ce que l’on ne va pas oublier de faire !
On chercher un random bar avec de la random musique et en fait, on découvre que l’IP possède un karaoké à l’étage, endroit idéal pour lâcher toute l’adrénaline d’une victoire !
Quelques randoms américains nous font un show karaokéien : ils chantent comme des dieux, ne lisent pas les paroles sur l’écran tellement-ils-connaissent-la-chanson-par-coeur, passent dans le public avec le micro…
Wow, sont forts, ces performers américains !
Hélène et Thierry se décident tout de même à s’inscrire pour 2 chansons : “The Boxer” de Paul Simon et “Bohemian Rapsody” de Queen, mais le G-J en décide autrement, car il va fermer :-( On s’en fout, on chantera quand même Bohemian Rapsody à tue-tête dans la salle qui commence à se vider… A cause de nous ?
Non, non, vous avez bien lu, je ne me suis pas trompé ^^
Ce n’était pas un D-J (un Disc-Jockey) qui tenait le karaoké, car vu l’âge de l’homme aux platines, qui faisait passer Maître Yoda pour un enfant tout juste sorti de la maternelle, mais bien un G-J : un Gramophone Jockey !
“La chanson que tu veux, tu chanteras et les paroles sur l’écran, tu suivras”.
Bonus :
Les manèges de fous de la Stratosphère, à 350m de hauteur, vu depuis le pied de la tour :
Oui, il y a bien 2 personnes vivantes (*) dans les nacelles qui sont au bout des tentacules
(*) constatées vivantes avant le lancement du manège par Maître John Skywalker, huissier à Reno, Nevada.
Bonus pour adulte :
L’Américain moyen n’est pas toujours très classe après avoir usé des produits –complètement licites- vendus sur cette avenue que l’on appelle le Strip :
“Je suis rouge, et alors ?”
[To be continued]














