Des Germaniques… à tendance Suisse !

février 22nd, 2011

Mon ami Guillaume Gleize, le Tournament Director principal du France Poker Tour, nous appelle, lui et moi, les « Germaniques« . Et oui, lorsque l’on prépare et organise un tournoi, qu’il soit de 100, 200, 500 ou 1.500 joueurs, on aime que tout soit prévu, préparé, calculé.
Carré, quoi.On n’organise pas un tournoi en jetant des jetons et des cartes sur des tables et en attendant que les joueurs fassent le boulot.

Certains font comme ça, nous non.

Il faut en effet préparer quelques « petites choses » en amont.
Et une de ces petites choses, c’est le temps que va durer le tournoi, suivant les contraintes qui nous sont imposées. On adapte donc une structure qui va tenir dans ce temps imparti.
Ensuite, grâce à de merveilleux calculs prenant en compte la structure, la typologie des joueurs, le temps qu’il fait à l’extérieur et la couleur du dos des cartes, nous sommes en mesure de prédire une fin de tournoi pour tel ou tel niveau, à plus ou moins 1. Si nos niveaux actuels sont de 30 minutes pour les satellites que nous organisons à travers la France, on peut donc se donner une heure de fin approximative, à 30 minutes près.

Mais bien sûr, cela ne m’amuse plus assez, après 5 années d’organisation de tournois de prédire avec un laps de temps aussi large. J’arrive très souvent à donner une fin au quart d’heure près, rien de miraculeux.

Alors cette année, pour le fun, je donne des pronostics avec une fourchette beaucoup plus étroite : 5 minutes !C’est donc ce que j’ai fait, Samedi, lors de la magnifique étape limousine du France Poker Tour, où 164 joueurs avaient bravé… je ne sais pas quoi, pour venir nous rejoindre dans une magnifique salle du Palais des Congrès de Limoges, qui avait dû voir comme derniers occupants les membres du Parti Communiste local, pour  une visite exceptionnelle de Georges Marchais accompagné de Nikita Kroutchev, de passage dans la région.
Ce jour-là, Danièle Gilbert avait même été détachée, à titre exceptionnel également, de la présentation de Midi Première, sur la première chaîne de l’ORTF, pour venir y tenir conférence.
Elle m’a sympathiquement laissé son micro, que j’ai pu utiliser à volonté toute la journée.danielegilbert_.jpg

Mais je m’égare, comme disent certains cheminots (lorsqu’ils travaillent), de mon idée principale : la prédiction d’une fin de tournoi comme jamais aucun Tournament Director sur la planète n’a pu en faire.

Donc, vers 16h, je discute avec mes Floors, les merveilleux Bruno Chevillotte et Arnaud Boudon (sans qui tout cela ne serait pas possible, comme on dit dans les cérémonies où l’on décerne des joulies statuettes)  ainsi que quelques autres témoins et lance un pari : « le tournoi devrait se terminer à 21h03, à + ou – 5 minutes« .
Et je l’écris sur une feuille.

Lorsque nous avons notre Table Finale composée de 9 joueurs, vers 19h30, je discute avec quelques personnes du public (des joueurs devenus spectateurs par manque de ch…. de réussite, pardon) qui me demandent si on continue jusqu’au tête-à-tête final. Non, non, bien sûr. C’est un satellite avec 4 tickets à la clef, on s’arrête donc lorsque le 5ème joueur est éliminé. Et je leur dis que j’ai prévu cela à 21h03, lol, à plus ou moins 5 minutes, et leur montre la feuille où je l’ai inscrit. Ils rient.

Il est 20h40 et ils sont encore 7.
Aïe, je pense que je vais perdre mon pari, me font remarquer mes collègues et le public, taquins.

Le 7ème joueur saute.
Le 6ème le suit quelques minutes plus tard.

…

21h03, Bruno, devenu croupier, distribue une main aux 5 joueurs restants.

Le short-stack regarde ses cartes et dit alors « Tapis« , sa voisine, une jolie asiatique revenue de 5.000 (aux blinds 4.000/8.000) pour atteindre maintenant les 450.000, dit « Payé » !
Les cartes se retournent, le short est derrière, la joueuse est largement devant.
Aucun miracle sur le board, le tournoi est terminé.

Il est 21H03.

Mieux que des Germaniques, je vous dis : des Suisses 🙂

Le Tour de France…

février 16th, 2011

Non,  non, je ne me suis pas mis au vélo !

Même si mon collègue Thierry rêve de me voir un jour chevaucher une petite reine, je ne viens pas d’enfourcher une bicyclette pour baguenauder sur les routes de notre beau pays.

Non, je viens simplement d’entamer une nouvelle saison du France Poker Tour. C’est la sixième depuis sa création par Antoine Dorin, en 2005, et personnellement ma quatrième, depuis 2007.Certes, la première étape a déjà eu lieu la semaine dernière, mais ce n’était que « The Big Show In The City Of Lights », l’étape de lancement, le grand spectacle avec toutes les stars du Team Winamax, Patrick en tête. 1.502 joueurs, tout de même, mais bon, ce n’est pas le premier, c’est notre troisième, avec Guillaume (*), où l’on dépasse les 1.000 joueurs en une seule session.

C’est bon, là ? Ca fait suffisamment blasé ? Genre le Tournament Director qui en vu d’autres et qui n’est plus impressionné ?

Lol 😀

Bien sûr, je ne suis pas blasé d’un tel évènement et je ne suis pas près de l’être, croyez-moi 😉

 

 

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Ca fait toujours quelque chose de se lever à l’aube, le samedi matin, d’arriver dans une immense salle vide et de se dire qu’il faut se bouger un peu si on veut la voir remplie de joueurs, du bourdonnement des chip-tricks, des coups improbables, des espoirs et des déceptions, quelques heures plus tard.

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En revanche, aujourd’hui, ça y est, on rentre dans le dur. C’est parti pour le Tour de France. Les tables du France Poker Tour, inaugurées donc samedi dernier vont commencer à voyager, et nous avec.

On va les balader un peu partout.

Et nous avec.

Nouveauté cette année, on ne va pas faire comme l’année dernière, 6 étapes de 500 joueurs pour Guillaume et 6 autres étapes de 500 joueurs également, en parallèle, pour moi.

Non, il y aura des étapes de 500 joueurs pour Guillaume seulement, des 500 pour Guillaume et moi ensemble, des 200 joueurs pour moi seulement et quelques étapes en casino, dont Pierrick va se charger.

Plus d’étapes, autant de joueurs. En tout, 10 pour moi, étalées sur Février, Mars et Avril.

Avec mon autre boulot, le « vrai », qui m’amène déjà à voyager à travers la France et parfois l’Europe depuis 17 ans déjà, du lundi au vendredi. Entre 2 étapes du FPT, quoi. ;-)Je n’ose pas trop imaginer la loque que je vais devenir durant des 3 mois intenses. Ou pas.

Le corps s’adapte, j’en ai déjà fait l’expérience.

On verra.

Mais de toute façon, même si c’est dur, j’aime ça.

J’aime me décarcasser, me bouger, me lever à l’aube –et pourtant je ne suis pas matinal- pour pouvoir offrir à 200, 500 ou 1500 joueurs, le frisson d’un tournoi, d’un vrai tournoi. Même s’il est gratuit, c’est un vrai tournoi. Guillaume et moi avons toujours eu à cœur de fabriquer et de monter des tournois comme s’ils faisaient partie de circuits prestigieux comme l’European Poker Tour, les World Series ou autres.

Certes, le budget d’un freeroll ne nous permet pas d’offrir la présence de croupiers à toutes les tables. On garde le côté « amateur » où chacun deale à son tour, comme entre potes. Mais bon, vu le prix du ticket d’entrée, on oublie vite.

Mais sinon, tout le reste est là. Le matériel, certes, mais aussi des êtres humains. Des floors et un Tournament Director à l’écoute des joueurs. On est là pour vous, par pour nous.

Alors à la fin de la journée, lorsque les 200, 500 ou 1500 joueurs s’en vont, lorsque nous avons nos qualifiés, lorsque nos pieds n’existent plus à force de piétiner depuis le petit matin, que le dos est endolori des 13 ou 14 heures de présence et d’attention, et que l’on entend un « bravo pour l’orga », « merci pour ce que vous nous avez offert », alors là, on oublie toutes les douleurs lombaires ou métatarsiennes. On a peut-être mal aux pieds, mais quelques centaines de joueurs autour de nous ont pris le leur (…de pied. Suivez, s’il-vous-plaît).On sait que nous avons réussi. On a réussi à faire plaisir, à offrir ce que nous même, en tant que joueurs, on aimerait jouer comme tournoi.

Et on sait aussi que certaines grosses enseignes, payantes, chères, font moins bien 😛

Allez, c’est parti !

 

(*) Guillaume Gleize, LE Tournament Director. Celui que je devais rencontrer un jour. Celui qui a parfait mon apprentissage de direction de tournoi, déjà largement dégrossi de par mes recherches, mais finalisé par celui que je considère comme mon maître 😉

 

Lacunes dans l’arbitrage de tournois en France – la suite ?

octobre 6th, 2010

Ben non… !

[By LeScribe] 

Bon, et bien ça fait un mois que j’ai écris le billet précédent (oui, bon, j’écris peu, mais j’ai fortement repris mes déplacements professionnels) concernant les lacunes d’arbitrages et force est de constater (comme disent les commentateurs sportifs), que cela n’inquiète pas grand monde.

Un seul commentaire a été posté, ici et rien ailleurs(*), et surtout, surtout, aucune émotion visible du côté de la Maison Partouche, pourvoyeuse de tournois et d’incidents depuis 2007.

La discussion avec Patrick Partouche en personne n’a vraiment eu aucun impact. Aucun contact par téléphone ou par mail n’a suivi cette alerte que j’avais volontairement lourdement tenté d’éveiller en lui.

Tant pis.

Pour lui. 

Si l’Américaine Vanessa Selbst ne gagne pas la Finale au mois de Novembre, je ne parie pas lourd sur la présence de nos amis d’Outre-Atlantique l’an prochain, vu les torrents de reproches et de mauvaises pubs qui ont étayés les forums américains à la suite des incidents de début Septembre.

Le World Poker Tour, organisé pour la première fois à Marrakech par Pierrick Torrasso et ChiliPoker (Alex Dreyfus et son équipe : Alexandre Henri, Ophélie Laffuge et Séverin Rasset, entre autres) s’était déroulé, un an plus tôt, à merveille. Car ces personnes, bien plus à même de comprendre les enjeux internationaux d’une telle compétition, avaient su faire ce qu’il fallait pour éviter tout faux pas. Malgré leur propre expérience et leurs multiples qualités, ils avaient de plus fait appel au plus grand Tournament Director vivant sur cette planète, Monsieur Matt Savage

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Oui, il est meilleur en direction de tournois qu’en choix de cravates

 

Et vu la qualité de la tenue du tournoi (j’étais présent sur place), aucun doute que les stars du poker internationales, les Phil Ivey, Antonio Esfandiari, Phil Laak et consorts, vont certainement préférer le soleil de Marrakech que celui de Cannes pour leur prochaines escapades méditerranéennes. 

(*) J’ai posté le même article sur ClubPoker où la fronde est surtout partie –pour ce qui est des incidents de la finale du Partouche Poker Tour- sur le sort (affreux) réservé aux croupiers engagés pour l’occasion. 

Lacunes dans l’arbitrage de tournois en France

septembre 7th, 2010

[by LeScribe]

A-t-on (ou continuera-t-on à avoir) une crédibilité aux yeux du monde?

Les lacunes dans la connaissance des règles des Tournament Directors en France est catastrophique (un de mes amis TD du sud-ouest de la France me l’a encore répété il y a 2 semaines, je n’avais pas réellement saisi l’ampleur du problème).

Malheureusement, notre bon peuple de joueurs latin en profite et tente souvent l’angle-shooting auprès des floors et TD dont il a deviné les faiblesses.

(avant-dernier cas en date pour lequel j’étais tombé de ma chaise : http://www.clubpoker…exe-a-arcachon/ , mais c’était avant ce week-end au PPT).

Vous me connaissez, je suis TD indépendant et ce n’est pas mon métier principal pour l’instant.

Je ne fabrique, organise et dirige qu’une vingtaine de tournois par an, mais je marque un point d’honneur à faire appliquer les règles officielles de la TDA (Tournament Director Association), qui sont les règles qui servent de base à tous les grands tournois internationaux (WSOP, WPT, EPT et FPT*).

* oui, oui, au France Poker Tour, on se base sur les règles officielles et internationalement utilisées et même si c’est un tournoi gratuit, je pense que le ruling qu’on y applique est juste!

La seule dérogation (hors France Poker Tour) que je me permets de faire dans mes tournois est la relance au double du total, afin de simplifier le boulot des croupiers, mais tous le reste s’appuie sur ce qui est employé dans ces tournois internationaux, tant au niveau des règles édictées que de la jurisprudence suivant les cas qui peuvent être étudiés chaque jour à travers le monde.

Il existe en effet des forums spécialisés où les TD du monde entier confrontent leurs expériences et discutent de points tendancieux qui leur sont arrivés et sur la manière la plus juste d’arbitrer le différent.

Malheureusement, tous les TD du monde ne participent pas à ce Forum…

Le cas (leS cas ?) du PPT Saison III

Alors, tant que le casino local organise son Sit’n Go du Lundi soir où se retrouve un touriste au milieu de 9 regulars qui ne font que se redistribuer l’argent à tour de rôle, tout en offrant son rake hebdomadaire au casino (c’est pas EV- ça, comme façon de jouer, pour un ‘pro’ ?), tout ça passe encore.

Mais quand un groupe comme Partouche lance un tournoi INTERNATIONAL, et je l’écris en majuscule non sans-raison, il se doit d’utiliser des règles internationales.

J’ai lu une chronique d’Antonio Esfandiari il y a 3 ans dans Bluff Magazine (une sorte de publication qui est quelque peu lue aus US… lol), qui vantait les mérites du Partouche Poker Tour, attirant ainsi quelques dizaines (voire +) de joueurs internationaux.

Mais si les règles qui y sont appliquées sont regular-oriented ou tout simplement farfelues car allant à l’encontre des règles officielles ou de la bonne compréhension/interprétation de celles-ci ou encore du bon sens du jeu, je pense que la réputation du tournoi et de la maison Partouche va finir par s’inverser.

J’ai interpellé Patrick Partouche en personne hier soir sur cet état de fait, j’ai bien compris le message qu’il m’a fait passer (!), j’espère qu’il aura compris celui que moi, en revanche, j’ai essayé de lui faire passer à mon tour.

Je n’y ai aucun intérêt personnel, le groupe Partouche, en revanche, en a un certain, dans ce cas précis.

Retour de vacances…

août 3rd, 2010

[by LeScribe] 

Pas beaucoup écrit depuis mon retour de vacances, c’est le moins qu’on puisse dire :-/

Mr Soumah (voir plus bas) n’a pas pu me recevoir, car, il a compris qu’il valait mieux profiter de ses talents et, la chance au jeux lui ayant souri, il a quitté définitivement le pays après avoir ratissé la Française des Jeux. Il a en effet gagné au Loto, à l’Euromillion, au Rapido et au PMU dans la même semaine, le dispensant de dispenser (si, c’est voulu) ses conseils moyennant finances.

On dit qu’il est parti à Miami, où il s’est acheté une petite bicoque donnant sur l’océan, avec le yacht qui va avec et les pioutes aussi…

D’ailleurs profitons-en pour faire un rappel de cours d’anglais et surtout de prononciation.

Il ne faut pas confondre Miami Beach :

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Avec Miami Bitch :

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Beaucoup moins classe !

Comme quoi, la prononciation peut vite vous faire passer d’une agence de voyage à une maison close…

 

 

Quant à moi, j’ai passé quelques jours à Ibiza où le rythme of ze night soleil, la mer et la chaleur m’ont redonné un coup de fouet nécessaire après 2 semaines dans les frigos de Las Vegas…

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Résultat, petit tournoi re-buy entre amis le soir de mon retour (et la veille de leur départ) où je m’applique à jouer… comme d’habitude, mais où les joueurs sont plus sérieux (même pour un re-buy) et où on ne paie pas n’importe comment.

Bertrand-la-ch…. comme on devrait l’appeler maintenant, réussira tout de même à échapper 4 fois à la mort (de ses jetons) avec moi + quelques autres fois avec les autres et finira 1er du tournoi, ne me laissant que la 2ème place.

Mais bon, ce qui est drôle avec le poker, c’est que l’on peut gagner en n’étant pas forcément content de soi, en ayant senti que la chance avait fait une bonne partie du boulot. Mais on peut surtout perdre en étant content de soi, et ça, c’est presque mieux.

Etonnant, non ?

[to be continued]

Un voyant clairvoyant !

juillet 20th, 2010

[by LeScribe]

Mr Soumah est un voyant vraiment clairvoyant !

Alors que pour oublier mes déboires à Vegas je n’ai pas arrêter déboire… (euh, bon, un peu limite, celle-là !), je pensais arrêter le poker, me mettre au jardinage, au tricot ou autre occupation manuelle et surtout plus inte »ectuelle :-/ voilà-ty-pas (du verbe voilàtyper, je voilàtype, tu voilàtypes,…) que j’ouvre ma boite-à-lettres ce matin et que j’y trouve un papier que Mr Soumah est venu déposer.

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Je pense qu’il a lu le blog et qu’il s’est dit qu’il fallait faire quelque chose.

Merci Mr Soumah !

Je vais acheter le poulet que vous m’avez demandé, la chauve-souris sans tête et j’arrache 3 poils à à un chat albinos et j’arrive !

[to be enfermed]

Back and will be back…

juillet 15th, 2010

[by LeScribe] 

Voilà, rentré à Paris.

Plutôt bien d’ailleurs, car l’avion d’XL, lorsqu’il est à moitié vide et qu’il permet d’avoir 2 sièges par personnes, devient plus confortable, bien sûr.

Du coup, dormi 8h sur 10, c’est plutôt bien, on n’a pas vu le temps passer. Ni les films, ni les bouquins, ni le boulot que je m’étais préparé, d’ailleurs. Ca, c’est moins bien. 

 Bon, rentré de Vegas, on pourrait dire dommage, mais là, non, comme vous pouvez vous en douter en ayant suivi mes (més)aventures.

Content d’avoir retrouvé ma petite femme, de préparer nos prochaines vacances… dans 2 jours 🙂

 

 

Mais en même temps, y a comme un manque.

Le manque des lumières….

Le manque des bruits, incessants, qui sont dans votre tête depuis l’arrivée à McCarran et qui ne s’arrêtent que lors de la montée dans l’avion du retour…

Le manque des parfums des différents endroits traversés.On avait imaginé, l’année dernière, faire un CD ou des MP3 avec des bruits de casino. Une piste pour le Sahara, une piste pour le Venetian, une piste pour le Caesar (sans les morceaux de poulets)…Mieux encore : des boîtes, genre boîtes à musique, avec le parfum spécifique à chaque casino qui sortirait de la boîte, histoire de se prendre des shoots de temps-en-temps lorsque l’on est en manque.

Car Vegas, c’est parfois dur à vivre, mais c’est aussi dur à quitter.

 

 

Vegas est une drogue.

 

 

Et pis y a plein de trucs qu’on n’a (encore) pas fait cette année : une virée en caisse au Lake Mead, à Red Canyon, des concerts avec des filles qui font des drums et du mike, un resto en haut du Stratosphere, un concours de beer-pong…

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Mais comme chaque année, on se dit : « Ca va, on est là 15 jours, on a le temps… ». Et les 15 jours passent et on se dit : « Bon, faudra qu’on revienne pour faire ci ou ça… ».

Donc, on reviendra.Manu, il faut que tu sois là, bien sûr et que tu ne gardes pas avec toi la valise de chatte (terme de poker, je le rappelle) qui a bien servi en Ibérie pour les coureurs-d’après-ballon… Eric et moi en avions besoin, elle nous a manqué, tout comme toi, tu nous as manqué, mais pour d’autres raisons 😉

Le programme pour l’année prochaine ?

1/ Dodging bullets : éviter les donks qui paient sans rien en main sauf un tirage couleur… qui rentre, bien sûr.

2/ Have fun, encore et toujours. Ne pas louper les fiestas qui se déroulent à quelques mètres…

3/ Sortir une ou deux journées de Las Vegas. Aller dans le désert, près du lac…

4/ Faire une échappée à San Francisco et Los Angeles, avec nos femmes qui viendraient nous rejoindre pour l’occasion : (Manu + Eric + Thierry + moi) x 2 , ça fait bien 8 personnes, donc 2 vézicules pour faire un petit tour sur la côte Ouest… 

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« I wish they all could be California

I wish they all could be California Girls…”

(qui n’est pas à l’origine une chanson de Katy Perry, mais des Beach Boys, mais dont la meilleure version reste encore celle de David Lee Roth, le chanteur de Van Halen 😉 

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 Oui, oui, on arrive les filles, encore un peu de patience… 

 

Allez, J-365, comme on avait dit l’année dernière 😉 

[The End ? Maybe not…]

Bye bye Vegas !

juillet 11th, 2010

[by LeScribe]

Enfin ?

C’est vrai que le temps paraît plus long quand la malchance se fait sentir et que tout va de travers.

 

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Mais de toutes façons, je pense que 15 jours, c’est trop. Ou alors, il faut que tout se passe à merveille et que l’on puisse avoir la tête à faire autre chose que rattraper quelque chose que l’on perd inexorablement.

 

 

Nous allons donc quitter dimanche Las Vegas.

 

 

Un petit dernier tournoi au Binion’s en ce Samedi après-midi.

Tout va aller pour le mieux, je vais encore me faire craquer une paire de Rois servie par un 6c-9c qui touchera sa couleur à la River. Je vais ensuite envoyer un tapis avec A-K qui sera payé 2 fois, par Q-Q et par… A-K !

Inutile de dire que les Dames tiennent et triplent, alors que je deviens short-stack.

Je pousserais donc ce qui me reste au milieu au moindre As venu. C’est un A-3 qui arrive et qui, bien sûr, se heurte à un A-J !

Voilà. Pourquoi le dernier tournoi programmé aurait-il été différent ?

 

 

Petite fin de journée en cash-game Limit où je quitte la table lorsqu’un donk ivre arrive et chatte tous les coups. Les mecs ivres qui s’assoient pour jouer sont un pur bonheur, sauf lorsqu’ils touchent tout ce qu’il veulent : ça paralyse le jeu et on ne plus rien jouer.

Dommage, la table était plaisante, ça discutait agréablement, bonne ambiance, ça jouait correctement, je commençais à monter un peu.

Du coup, à cause de cet ab…., je me lève et pars retrouver Eric qui s’est lancé dans le tournoi de 19h du Caesar.

 

 

Entre temps, pas de nouvelles de Thierry, qui a apparemment un problème de téléphone, comme Eric, mais le Caesar est en face du OShea’s, je peux aller le rejoindre à pieds, alors que Thierry est au Binion’s est c’est 20 dol de taxi pour y aller.

 

 

Je tenterai aussi une table de Limit à l’Imperial Palace, mais encore une fois un « lucky guy » (mode politiquement correct enclenché, car ce n’est pas le premier terme qui me vient à l’esprit) qui se recave à chaque fois à 20$ seulement (le minimum) me donnera envie de vomir.

J’explique juste un coup : Table de Limit 2$/4$. Il raise UTG à 4, il est callé 4 fois. 5 joueurs vont donc voir le flop J-8-6. Il mise 2$ (il est UTG), les 4 paient. Turn : K. Il mise 4$, les 4 adversaires paient. River : 3. Il mise encore 4$, les 4 adversaires paient encore.

Ils retournent tous leurs mains et aucun des 4 adversaires n’a touché une des 5 cartes du tableau. Notre lucky gagne donc avec… 4-4 ! ! ! !

Ca défie toute loi de la probabilité : il y a 4 overcards à sa paire de Quatre sur le tableau, il est est face à 4 adversaires, donc 8 cartes et pas une seule ne fait une paire supérieure !

Incredible !

Il passera à plus de 160$ en partant seulement de 20 !

 

 

Thierry me rejoint à ce moment-là et m’explique qu’il s’en est sorti à merveille et qu’il à finit par dealer à 4 joueurs restants dans son tournoi, empochant ainsi une bonne poignée de dollars 🙂

2 Tables finales à 4 jours d’intervalle, c’est plutôt bon !

Bravo, mon ami 🙂

 

 

J’ai appris en revanche par un de mes agréables voisins de table du OShea’s qu’un freeroll avec 2.000$ de prize-pool (5 payés : 600$, 500$, 400, 300$ et 200$) était organisé ce dimanche pour les joueurs ayant joué au moins 15h aux tables de cash-game.

C’est mon cas ainsi que celui d’Eric, donc on se dit why not ?

La structure est affreuse bien sûr, mais comme c’est freeroll, alors allons-y.

3.000 jetons, blinds 25-50, niveaux de 15 minutes.

J’arrive à survivre pas trop mal. Des joueurs sautent autour de moi et je me maintiens grâce à quelques vols de blinds effectués avec des mains légitimes à chaque fois.

Je me dit que pour un freeroll, ça joue plutôt pas mal, et je me fraye un chemin vers les demies-finales. Nous ne sommes plus que 2 tables sur les 5 du départ lorsqu’à arrive LE coup rêvé : un joueur part à tapis lorsque je suis de BB. Je relève mes cartes : A-A !

J’attend que mon voisin de droite, la SB se décide à payer le tapis pour annoncer que moi aussi, je suis all-in !

Le premier a A-Q, le second A-K et aucune horreur ne vient me buster, je triple donc mon tapis.

Je suis maintenant à 11.000 🙂

Quelques mains plus tard, un autre joueur fait une belle relance et je relève encore une fois A-A !

Je me dit que ça y est, les As qui tardaient à arriver son enfin au rendez-vous.

Je fais alors tapis, suivi immédiatement par mon adversaire qui possède K-K !

Mais bon, je ne serais pas LeScribe si j’arrivais à tenir 2 fois de suite avec des As ! Un Roi au flop met donc fin à mes prétentions et je me lève, tout juste rappelé par le croupier qui me dit qu’il me reste encore 2.000 jetons.

Ok, sur des blinds 500-1000, ça va être difficile.

Je fais donc tapis 5 ou 6 mains plus tard avec K-Q, callé 2 fois par K-J et A-10 🙁

La première carte du flop : un J 🙁

La deuxième : une Q 🙂

La troisième : un 6 :-))

La Turn : un 8 :-)))

La River :…. un 9 🙁 qui fait Quinte pour le A-10 !

 

 

Une malédiction, je vous dis !

 

 

C’est donc sans regrets que je vais quitter Vegas cette année, après un séjour en 2009 qui s’était déroulé comme dans un rêve !

 

 

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Je laisserais le mot de la fin à Eric : « Et si on ne venait que les années impaires ? »

 

Après le Limit, le Spread Limit

juillet 10th, 2010

[By LeScribe] 

Vendredi après-midi, séance de cash-game en Spread Limit, toujours au OShea’s, où le poisson n’est pas toujours très frais, si vous voyez ce que je veux dire.

Pour ceux qui ne comprennent pas le « fish » en anglais, étant notre pigeon français (pokeristiquement parlant, bien sûr), il se trouve qu’il y en a de beaux spécimens dans ce Casino, qui s’apparente plus à un pub grand ouvert sur le Strip, avec les tables de cash-game dès l’entrée.

Certains randoms touristes s’arrêtent donc pour boire des bières, qui en plus sont servies gratuitement aux tables. Alors pourquoi ne pas s’asseoir et jouer à un jeu qu’ils pensent maîtriser ? 

Dans notre série « Apprenons une nouvelle variante par jour », le Spread Limit est le juste milieu entre le Limit et le No Limit.

En fait, les mises autorisées sur une table Spread Limit 1-5 sont, vous l’aurez deviné, de 1$ minimun et de 5$ maximum. Il en va de même pour les relances : si par exemple, un joueur ouvre à 3$, on peut le relancer de 4$ si on veut, donc à 7$ au total. Une sur-relance serait possible alors à 4$ de plus, soit 11$ au total. 

Ca permet d’aller voir un peu de flops pour pas toujours trop cher et de gagner quelques pots qui peuvent être tout de même intéressants. 

Mais il faut, comme tout jeu de poker, avoir de la patience et du coup, on s’occupe comme on peut : 

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La séance se passe très bien. Le gros stack qui, je l’ai compris, à accumulé des jetons par un délicat mélange de chance et d’intimidation de ses adversaire, va finir par arrêter de martyriser la table lorsque je ferais à 2 reprises des « hero-call« , ayant bien compris qu’il était en carnaval complet et qu’il sera démasqué.

J’ai un peu contre-carré ses plans et j’en suis très content, gnark, gnark 🙂

  

 

 

En fin de soirée, départ à pied pour le Wynn pour aller boire une absynthe (si, si, c’est pas interdit, là-bas). 

Sur le chemin, nous assistons (encore !) à l’éruption du volcan du Mirage

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Même les voitures s’en foutent…

 

 

 

Le fameux bar du Wynn, le Parasol Down (celui avec le mur d’eau et la grenouille) est malheureusement plein de randoms touristes en ce vendredi soir où la ville du pêché fait les plein de pêcheurs, nous décidons d’aller à celui du haut, le Parasol Up (non, Eric, ce n’est pas le « Bar à Sal..es« , enfin, quoique…) : 

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 « Bonne jour, vous pouvay nous pwendwe ? »

 

 

 

Nous serons rejoints par un collègue anglais et une collègue américaine d’Eric, qui nous demandera de lui apprendre le Français. Mais l’état dans lequel elle se trouve n’était pas vraiment propice à un cours de Français. Elle partira d’ailleurs pour les restrooms et nous ne la reverrons jamais. 

Starsky et Hutch étant déjà pris sur une sombre histoire de pédophilie mêlant le Capitaine Dobey (je m’en doutais !), c’est Gil Grissom, des Experts à Las Vegas et Lili Rush de Cold Case qui ont été chargés de l’affaire. 

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« Parce que tu crois que les femmes de

mon âge s’intéressent à moi ? »

En même temps, change de boutique de fringues, quoi.

 

 

Arriveront-ils à la retrouver ? 

C’est ce que vous saurez dans le prochain épisode de notre série, intitulé : « Retrouvée ! »

Nous rentrons ensuite à pieds, sous une chaleur encore écrasante pour l’heure avancée (23 heures et demies, environ, à ma montre Seiko à quartz). 

Même si le bus est climatisé, nous ne le prenons pas, car il annonce clairement où il va terminer sa course et cela nous dérange un peu :-/ 

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Au moins, c’est clair…

 

 

Bonus alcoolisé : 

Deux randoms touristes français en train de cuver

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Tiens, cette photo me rappelle quelque chose… 

 

 

[To be continued]

Etude des matériaux utilisés dans la construction et la décoration des casinos de Las Vegas

juillet 9th, 2010

[by LeScribe]

L’Office du Tourisme de Las Vegas étant très fier des matériaux utilisés pour la construction et la décoration de ses casinos, il m’a demandé de vous montrer un florilège de ce qui est employé dans les différents endroits.

 Nous parlerons prinipalement aujourd’hui du Wynn, fleuron de la modernité et du bon goût.

Là, les marbres qui sont utilisés pour le revêtement de l’entrée du Wynn : 

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Ici, la moquette recouvrant la galerie commerciale :

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 Les tommettes employées pour paver la file d’attente des taxis :

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 Attardons nous un peu sur le choix des couleurs des-dites tommettes :

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Le béton employé pour la construction de la passerelle qui mène au Wynn :

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C’est hype, le béton

 

Voilà, les W.S.O.P., c’est aussi çà : la Walking & Standing Organisation of Pioutes.

Un tout grand merci à l’Office de Tourisme de Las Vegas.

[To be continued…]